Ce que vous devez savoir...

En 2015, selon les dirigeants de RTE, la ligne était saturée (encore une fausse vérité) et il y était urgent de la reconstruire à puissance triple. Et maintenant, alors que le Ministère a donné le feu vert, curieusement, l’entreprise reporte le projet de 2 ans pour une mise en service fin 2021. Allez comprendre !

THT et EPR de Flamanville

Le fameux EPR de Flamanville est en difficulté. L’ASN (Autorité de sûreté Nucléaire) pourrait mettre son veto en septembre prochain. Par ailleurs la ligne belge Avelin-Avelgem, dans le prolongement de celle qui nous concerne, ne sera renforcée qu’en 2021.  N’y a-t-il pas une relation de cause à effet lorsque l’on sait que RTE se rémunère sur les mégawatts transportés. A quoi servirait la ligne s’il n’y avait rien à transporter vers la Belgique ?

Notre meilleur agent...

...c’est François Brottes lui-même, le Président de RTE, qui à travers ses déclarations, nous apporte des arguments allant à l’encontre de la justification du projet :

Après ses aveux sur France Info confirmant une baisse sensible et durable de la consommation d’électricité… (voir la vidéo). Il reconnait qu’il n’est plus utile de construire de nouvelles lignes mais que la solution passe par une meilleure gestion : « Les solutions d’hier, consistant à construire des lignes supplémentaires, ne sont plus toujours adaptées ». C’est ce qu’il déclare dans une tribune du Monde du 6 mars 2016 (voir l'article).

L’entreprise RTE justifie le projet notamment par les pointes de trafic engendrées par les énergies renouvelables mais elle se trahit lorsqu’elle révèle ses avancées technologiques et se vante de ses prouesses :

Le simple remplacement des câbles sur la ligne actuelle par des câbles « composites » à faible dilatation permettrait d’accroître la capacité de transit de 45% ( paragraphe 2.2.4 page 20 du rapport détaillé de la Commission d’enquête).

Le nouveau système RINGO permet de dépasser de 30% la capacité d’une ligne (voir la vidéo).

Conflit d’intérêt 

Monsieur CARLIER, à la fois Directeur du projet RTE et adjoint au Maire de Thumeries dont la Commune est impactée par la ligne, a dirigé et influencé toute la concertation. Il s’est mis en disponibilité après coup. A noter qu’il a été démis de ses fonction fin 2016 et remplacé par Monsieur WAGNER.

Le savez vous ?

La taxe pylône (5000 € par pylône et par an) sert à acheter l’adhésion des Maires.  la France est le seul pays ayant instauré une taxe normalement illégale. Heureusement tous nos élus ne succombent pas. C’est le cas notamment pour Attiches, Tourmignies, Mons en Pévèle et Leforest.

EDF, en déficit de 100 milliards d’€ a vendu récemment la moitié de sa filiale RTE à la Caisse des dépôts ( l’épargne des Français). Avec la complicité de l’Etat, la valeur de l’Entreprise RTE a été artificiellement relevée de 2 à 9 milliards d’€ juste avant le cession. Bizarre !

A la demande de Ségolène ROYAL, 27 maisons situées à moins de 100 mètres de la future ligne devraient être rachetées par RTE et logiquement détruites. En outre, les habitants situés à moins de 1km devraient être indemnisés pour préjudice visuel (page 28 du mémoire de réponse de RTE à la Commission d’Enquête, annexe 31). Le tout pourrait être estimé à 20 M€ or cette somme n’a pas été prise en considération dans le comparatif de coûts aérien / Souterrain.

A noter que cette décision de la Ministre est une reconnaissance du risque pour la santé.

La moitié des éoliennes ne sont pas raccordées au réseau électrique. EDF, fidèle à la production nucléaire centralisée, traîne les pieds.

Contrairement à ce qu’affirme RTE, la ligne Avelin Gavrelle n’est pas une ligne d’alimentation mais une ligne d’équilibrage. Les régions de Lille et d’Arras sont essentiellement desservies par les 2 autoroutes THT en provenance de Gravelines. La reconstruction de la ligne ne pourrait se justifier que par des échanges européens, ce qui a été exclus du cahier des charges RTE. La DUP est donc caduque.

Le pylône « equilibre » : Les ingénieurs de RTE sont particulièrement compétents comme l’étaient ceux de Fukushima, de Tchernobyl ou du Titanic. Pourtant l’imprévu se produit. Un examen du dossier technique laisse à penser que le pylône equilibre ne supportera pas sa charge lors d’évènement climatique . Un vent de 130 km/h exercera une poussée de 60 tonnes (à une hauteur moyenne de 50 m), à laquelle s’ajoute une traction transversale des 20 câbles (sur une distance de 300 m) de 40 tonnes (en virage de 30 degrés).  Le bras de levier rapporte une pression en rotation sur la semelle du pylône de 5000 tonnes, difficile à concevoir sur les terrain argileux de la Pévèle ou par-dessus les galeries de mines dans le bassin minier.